25 janvier 2026
Si la plupart des visiteurs s’arrêtent au Vieux-Tours ou se laissent charmer par le quartier Plumereau, peu poussent la curiosité jusqu’à traverser le pont de fil ou le pont Napoléon pour explorer Paul Bert. Ce quartier situé sur la rive nord de la Loire semble vivre dans une bulle feutrée, à l’abri des regards. C’est pourtant sur ces bords paisibles que l’histoire a, à maintes reprises, laissé ses marques – parfois discrètes, parfois éclatantes, mais toujours fascinantes pour qui sait regarder.
Le quartier Paul Bert n'existerait pas sous sa forme actuelle sans ses deux célèbres ponts :
Au XIXe siècle, Paul Bert se démarque par son aspect champêtre. Peu à peu, la ville de Tours s’étend et absorbe les villages situés hors les murs. L’essor des chemins de fer au sud et la multiplication des ponts accélèrent la transformation de ce faubourg :
Paul Bert n’est pas un quartier figé : à chaque coin de rue, il dévoile une identité particulière. Loin de l’homogénéité tristounette, c’est ici un panorama d’architectures, du modeste logis d’ouvrier à la villa bourgeoise. Quelques exemples à ne pas manquer :
Au fil du temps, Paul Bert a accueilli des communautés qui ont laissé, chacune, leur empreinte :
Au-delà des bâtisses, Paul Bert offre des escales vertes qui révèlent une autre facette de la ville :
Ces anecdotes illustrent le bouillonnement culturel de Paul Bert, sans cesse en évolution – à mille lieues de l’image d’un quartier endormi.
Paul Bert, c’est un quartier où chaque impasse réserve une surprise, chaque façade raconte une histoire et chaque saison façonne le paysage différemment. Que l’on vienne pour y déambuler au petit matin, flâner un soir d’été ou assister à l’effervescence du marché, on repart toujours avec le sentiment d’avoir effleuré l’inattendu. Qui sait, la prochaine fois, ce sera votre tour de découvrir, derrière la prochaine porte entrouverte, un nouveau trésor ?