28 mai 2026
Passé le portail du Musée des Beaux-Arts, derrière la silhouette monumentale du cèdre du Liban (planté en 1804, figure locale, et classé “arbre remarquable”), se love un jardin méconnu, ombragé et propice à la flânerie silencieuse. Moins couru que le musée lui-même, ce jardin s’étend sur plus de 2 500 m², mélange de pelouses élégamment dessinées, de massifs fleuris et d’œuvres d’art cachées entre buissons et sculptures.
Ce lieu, où il n’est pas rare de croiser peintres amateurs et amateurs de quiétude, est accessible gratuitement aux heures d’ouverture du Musée. Un havre pour lire, penser, ou simplement savourer la lumière douce des soirs tourangeaux.
Source : Ville de Tours
Situé à l’arrière de la monumentale bâtisse de l’Hôtel de Ville (édifié entre 1896 et 1904, Ernest de Maille), ce jardin de 3 800 m² se cache en plein centre-ville. Beaucoup passent devant sa grille sans imaginer la géométrie raffinée des buis, les fontaines discrètes et les parterres souvent renouvelés avec inventivité par les jardiniers de la municipalité.
C’est un des rares endroits où s’asseoir pour lire un journal municipal ou observer les roses anciennes, à deux pas de la Place Jean Jaurès toujours animée.
Source : Ville de Tours
À l’ombre de la cathédrale, derrière l’église et le clocher Saint-Pierre-le-Puellier, s’étend un étonnant jardin mêlant architecture médiévale, vestiges gallo-romains et massifs de plantes aromatiques.
Coin souvent désert, bercé par le chant des mésanges charbonnières, c’est le royaume secret des photographes et des lecteurs curieux de patrimoine.
Si la plupart des Tourangeaux le traversent sans y prendre garde, le jardin François Sicard mérite qu’on s’y attarde. Véritable trait d’union entre la cathédrale et le Musée des Beaux-Arts, il s’étire sur 7 000 m² autour de bassins, statues et pelouses impeccables.
En toute saison, c’est l’endroit idéal pour manger sur un banc, observer les bâtisseurs du passé, ou rêver sous l’allée des arbres centenaires.
Sources : Ville de Tours
Cité à de rares occasions, souvent confondu avec le “grand” Jardin des Prébendes situé au sud, ce petit jardin confidentiel (environ 1 000 m²), plus intime, se niche entre l’église Saint-Paul et des maisons bourgeoises XIXe.
Temple du “slow gardening”, il rappelle que les jardins urbains sont aussi des lieux de transmission et de réinvention.
Peu de visiteurs savent que Tours compte plusieurs dizaines de jardins ouvriers et familiaux, souvent situés en périphérie mais parfois à deux pas du centre historique (quartier Paul Bert, Sainte-Radegonde…).
Patrimoine populaire et vivant, ces jardins racontent autant l’histoire de la ville que celle de ses habitants, entre courgettes géantes et traditions orales.
Sources : Ville de Tours, FDJF 37
Resté longtemps inconnu même de nombreux Tourangeaux, le jardin dit “des Vikings” s’étend sur les pentes de Sainte-Radegonde, avec vue plongeante sur la Loire. Son nom, fantaisiste, rappelle la découverte de sépultures du Xe siècle attribuées à des marchands scandinaves.
Parfait pour les marches méditatives ou les pique-niques contemplatifs… mais n’oubliez pas de chercher les sculptures de granite cachées dans les fourrés !
Sources : Ville de Tours, INRAP
Les jardins méconnus de Tours réinventent la balade urbaine : ici, la nature reprend ses droits, l’histoire sourd entre deux massifs, le lien social s’invite à l’ombre des arbres centenaires. Que l’on soit botaniste amateur, photographe à la recherche de lumières inédites ou simple curieux en quête d’inspiration, ces poches de verdure offrent une leçon d’humilité et de joie. Chaque passage renouvelle le regard : entre les mains des jardiniers, les saisons se savourent autrement, loin de l’agitation du centre-ville.
Pour préparer ses explorations : surveillez les programmes de la Ville de Tours et des associations locales, notamment lors des Rendez-vous aux jardins ou des Journées du patrimoine, qui sont souvent l’occasion d’accéder à des lieux d’ordinaire fermés.
Les itinéraires proposés ici ne demandent qu’à être complétés. N’hésitez pas à pousser les grilles, à questionner les jardiniers, à consigner vos propres trouvailles… Car à Tours, l’inattendu pousse aussi à l’ombre des figuiers et sous les sentiers de traverse.