5 mai 2026
À Tours, la nature n’est jamais loin. Saviez-vous qu’on y compte plus de 1 000 hectares d’espaces verts publics, soit près de 15 % de la superficie totale de la ville (source : Ville de Tours) ? Derrière ses allures de cité urbaine, Tours se distingue par sa politique verte, héritée de l’époque où Rabelais chantait déjà les louanges de la Loire et de ses jardins fertiles. La promenade au vert n’est donc pas un luxe réservé aux fortunés ou aux initiés, mais bien une invitation adressée à tous.
Partons à la découverte de ces écarts bucoliques où, parfois, le tintement d’une cloche rivalise avec le bruissement des feuillages, où un banc devient promontoire poétique face à la ville. Voici une sélection vibrante et subjective (il le faut !) des plus beaux parcs et jardins de Tours, ponctuée d’anecdotes et de conseils pour explorer la ville autrement.
On l’appelle souvent le « poumon vert » du centre-ville. Imaginé en 1872 par les frères Bühler, célèbres jardiniers-paysagistes également auteurs du parc de la Tête d’Or à Lyon, ce jardin à l’anglaise de 5 hectares est cerné par de belles demeures XIXe. C’est le rendez-vous des Tourangeaux pour les grandes occasions (ou pour l’instant paisible d’un goûter improvisé).
Installé depuis 1843 au sud-ouest de la ville, le jardin botanique s’étend sur près de 5 hectares, bordé par le Cher. Plus de 2 000 espèces y sont réunies, exotiques comme locales. Très apprécié des familles, on y trouve aussi… un enclos d’animaux ! Car ici, chèvres, paons et tortues côtoient plantes carnivores et serres tropicales.
Impossible de parler de nature à Tours sans évoquer la Loire. Ses berges forment depuis 2012 un vaste parc linéaire de 15 km, classé UNESCO dans la continuité du Val de Loire. On y observe des espèces rares d’oiseaux et des plantes typiques de l’éco-système ligérien.
Situé juste derrière le musée des Beaux-Arts, ce jardin de 9 000 m², conçu par Eugène Bühler en 1880, est moins fréquenté que les Prébendes, mais tout aussi précieux. Il abrite, outre la célèbre statue de Rabelais, des arbres majestueux, des massifs fleuris arbustifs, et une atmosphère presque romantique avec vue sur la cathédrale.
Situé au sud de Tours, ce parc a été aménagé dans les années 2000 sur d’anciennes prairies inondables du Cher. C’est aujourd’hui le plus grand parc de la ville : 24 hectares ouverts toute l’année, alliés d’une biodiversité remarquable.
Au-delà des grands classiques, Tours recèle une mosaïque de jardins intimes, squares confidentiels, recoins poétiques, à découvrir au hasard d’une balade ou d’une pause sur le chemin du marché.
La ville de Tours a considérablement renforcé, depuis 2018, l’accessibilité de ses principaux espaces verts. Tous les sites cités dans cet article disposent désormais au minimum de :
Côté mobilité douce, un réseau de 90 km de pistes cyclables relie désormais la plupart des espaces verts majeurs (source : Métropole de Tours).
L’esprit des jardins tourangeaux, c’est aussi l’art et la convivialité. Certains lieux ravivent la flamme d’une culture vivante : concerts au kiosque des Prébendes, lectures à voix haute sous les cèdres du jardin Sicard, balades artistas guidées par des aquarellistes amoureux de la lumière ligérienne. On y croise parfois des artisans du coin, venus glaner teintes et motifs pour leur prochaine création.
Tours, ce n’est pas seulement des monuments ou des rues animées. C’est aussi une manière d’ouvrir grands les yeux, de savourer le dialogue entre la ville et la nature, de réapprendre la lenteur au gré des allées fleuries et des lueurs ligériennes. Osez donc « sortir du cadre », flâner tôt le matin ou au crépuscule, pique-niquer sous les arbres ou partager un poème à voix basse le long de la Loire. À Tours, la nature est partout… encore faut-il lever les yeux et cueillir ce vert inattendu.