10 mai 2026
Difficile de passer à côté du Jardin des Prébendes d’Oé pour qui cherche un peu de poésie au cœur de la ville ! Conçu dans le plus pur esprit des jardins à l’anglaise par les frères Bühler en 1874, ce parc de 5,3 hectares est classé jardin remarquable (source : Ministère de la Culture).
Le Jardin des Prébendes, c’est aussi un haut-lieu de détente familiale : théâtre de marionnettes à la belle saison, roseraies parfumées et massifs d’iris, ainsi qu’une aire de jeux pour les petits.
Créé en 1843, le Jardin botanique s’étend sur 5 hectares, entre les berges du Cher et l’hôpital Bretonneau. C’est un livre ouvert sur le monde des plantes, traversé par près de 6000 espèces végétales. Il est labellisé Jardin botanique de France et des pays francophones.
Sauvage et majestueux, le Parc Balzac s’étire sur plus de 24 hectares en bord de Loire, à seulement dix minutes à pied du centre-ville. Ici, la Loire modèle paysages et ambiances, entre prairies inondables ponctuées d’aulnes, andains pour le passage des oiseaux migrateurs et petits étangs discrets. Ce parc a été progressivement aménagé dans les années 1990 dans une optique écologique, en préservant l’aspect naturel de l’île Aucard (source : France 3 Centre-Val de Loire).
Attention, zone inondable : lors des crues de la Loire, il arrive que certaines parties du parc soient fermées pour laisser la nature reprendre ses droits.
Derrière l’imposant hôtel de la Préfecture, un jardin à la française soigneusement entretenu offre une pause confidentielle. Ouvert ponctuellement au public, le jardin de la Préfecture séduit par son élégance géométrique, ses alignements de buis et ses statues néoclassiques. Il est particulièrement prisé lors des Journées du Patrimoine ou des Rendez-vous aux jardins.
En bordure sud de Tours, le Parc de la Gloriette est à la fois un immense terrain de jeux et un laboratoire grandeur nature. Sur ses 200 hectares (le plus grand parc urbain de la région), on croise des potagers partagés, des zones de maraîchage, un parc d’aventure et même un skatepark.
Le site est aussi un point de rencontre pour les écoles et les amateurs de courses d’orientation, avec une topographie variée (prairie, sous-bois, canaux).
À l’ombre de l’église Saint-Pierre-le-Puellier, dans le quartier historique, se niche un jardin public insoupçonné, aménagé sur l’ancien site d’un cloître du XIIe siècle. Le Jardin Saint-Pierre-le-Puellier est un havre poétique, où ruelles pavées et murs de pierre créent une ambiance hors du temps.
Flâner dans un parc à Tours, c’est bien plus qu’enfiler des baskets ou dérouler une nappe à carreaux. C’est redécouvrir la ville à travers ses saisons, dialoguer avec son histoire silencieuse, s’offrir une parenthèse d’inspiration, parfois d’aventure. Les parcs de Tours ne sont pas seulement des écrins de verdure : ils sont le reflet d’une ville vivante, éminemment curieuse, et bouillonnante de vies minuscules ou d’idées neuves. Si l’on devait choisir un conseil de guide : osez varier les horaires, interrogez les jardiniers, tendez l’oreille aux récits. Parfois, la plus belle surprise n’est pas derrière la grille, mais sur le chemin du retour, quand Tours se révèle l’inattendue destination, jusque dans la plus humble des feuilles d’érable ou le sourire d’un promeneur croisé au détour d’une allée.
Sources : Ville de Tours, France 3 Centre-Val de Loire, LPO Centre, Ministère de la Culture, Plante & Cité.