20 juillet 2026
Implanté entre la Cathédrale Saint-Gatien et la Loire, le jardin François Sicard (créé en 1905) s’impose comme un joyau emblématique, savamment ordonné autour de bassins à l’ancienne et d’allées bordées d’essences centenaires (Source : Tours Métropole).
Ce jardin n’est pas seulement un musée à ciel ouvert : il accueille aussi tous les étés le festival Rayons Frais, qui y installe des œuvres éphémères ou des installations in situ, accentuant encore ce dialogue créatif.
Derrière ses grilles imposantes, le parc de la Préfecture (ou parc des Prébendes d’Oé) offre plus d’un hectare de verdure où dialoguent essences rares et mises en scène artistiques (Source : Ville de Tours).
Moins célèbre que les grands musées parisiens, le patrimoine artistique des parcs tourangeaux n’en demeure pas moins un témoignage sensible de l’attachement local à l’art et à la poésie.
Véritable havre de paix dessiné en 1874 par les frères Bühler, le jardin des Prébendes d’Oé est classé jardin remarquable et inscrit à l’Inventaire des monuments historiques depuis 2007. Il joue à fond la carte du romantisme : bosquets, étangs, massifs fleuris, arbustes à la taille parfaite (Base Mérimée).
Un détour par ce parc, notamment lors de la floraison des rhododendrons, permet d’admirer comment une promenade botanique se double ici d’un parcours littéraire.
Situé dans le quartier des Prébendes, le jardin botanique (créé en 1843 par le docteur Bretonneau pour y cultiver les plantes utiles à la médecine) réconcilie les amoureux des végétaux avec les amateurs d’histoire et d’art (Jardin Botanique de Tours).
La particularité du jardin botanique est d’oser marier, dans un même espace, la mémoire des combats et celle de la médecine, au fil d’allées où le promeneur côtoie massifs odorants, serres tropicales et petits groupes scolaires à la découverte du vivant.
Posé en bordure du Cher, à deux pas du quartier des Deux-Lions, le parc Honoré de Balzac s’inscrit dans une logique plus contemporaine. Créé dans les années 1990, il s’étend sur plus de 24 hectares et revendique une vocation écologique et paysagère.
Ce parc témoigne d’une volonté nouvelle à Tours : ouvrir l’espace vert à la création vivante et contemporaine, dans une démarche collective voulue par la métropole et les associations d’usagers.
L’histoire de l’installation de certains monuments dans les parcs tourangeaux n’est pas dénuée de rebondissements. Ainsi, le socle du buste de Ronsard aux Prébendes fut réutilisé après avoir été endommagé durant la Seconde Guerre mondiale : une leçon de résilience et d’attachement à la mémoire locale (Source : Archives Municipales de Tours).
Autre anecdote : jusque dans les années 1950, chaque nouvelle statue installée dans le centre-ville faisait l’objet d’un vote – parfois houleux ! – lors du conseil municipal. Certaines œuvres contemporaines du parc Balzac ont ainsi nécessité un vrai travail de médiation auprès des habitants, preuve que la sculpture publique est un sujet toujours aussi vivant dans le cœur des Tourangeaux.
Entre les détours buissonniers et les allées historiques, Tours cultive un art des parcs unique, où souvenirs, création et contemplation se conjuguent à chaque saison. Un terrain de jeu pour curieux inépuisable et, pourquoi pas, l’occasion de se mettre soi-même à l’aventure, carnet de croquis ou appareil photo en bandoulière.