11 mars 2026
Avant de détailler les circuits, petit clin d’œil à la Loire à Vélo, un projet lancé en 1995 pour relier Nevers à Saint-Brevin-les-Pins via un itinéraire cyclable sécurisé de plus de 900 kilomètres (source : loireavelo.fr). Ce parcours traverse la Touraine sur près de 120 km, dont une trentaine autour de Tours, et fait partie du réseau européen EuroVelo 6, qui relie la côte atlantique à la mer Noire.
Depuis Tours, deux principaux itinéraires se dessinent : l’un vers l’est, l’autre vers l’ouest. Chacun déroule des paysages contrastés, des rencontres inattendues et quelques pépites insoupçonnées.
Direction Amboise : 27 kilomètres de voie cyclable presque ininterrompue, en majorité sur des pistes dédiées, longeant la Loire rive nord au départ du romantique pont Wilson.
Ambiance authentique, étapes gourmandes et curiosités historiques jalonnent le parcours :
Anecdote : c’est à Montlouis qu’eut lieu, en 1929, l’une des premières fêtes viticoles ligériennes, qui perdura presque 50 ans !
Vers l’ouest, la Loire révèle une tout autre personnalité. Au départ du pont de fil, longez la rive sud du fleuve jusqu’à Berthenay, puis capez vers Langeais : 30 kilomètres enchanteurs, au rythme des bancs de sable, des hérons cendrés, des guinguettes estivales et des écluses silencieuses.
Ici, les paysages sont plus fluctuants, régulièrement soumis aux caprices de la Loire (crues, vasières, bancs de sable éphémères). Un vrai terrain de jeu pour les naturalistes. À surveiller : la migration des sternes et balbuzards (avril, septembre).
Ce tronçon est aussi celui de la toue cabanée et de la gabare, bateaux typiques de Loire. Chaque été, on peut en croiser entre Tours et Bréhémont, et même embarquer les vélos pour des mini-traversées commentées (consultez Bateau traditionnel Loire).
Conseil pratique : ce tronçon dispose de peu d’ombres et d’abris par temps chaud ou pluvieux – prendre de l’eau, une casquette et une cape de pluie.
La Loire à Vélo autour de Tours, ce sont aussi des haltes culturelles… et parfois surprenantes :
Anecdote à raconter autour d’un verre : c’est à Saint-Genouph que l’inventeur de la bicyclette moderne, Pierre Michaux, aurait perfectionné l’ajout des pédales à la draisienne (source : Musée du vélo, Villandry).
À Tours, louer un vélo (classique ou électrique), c’est facile : nombreuses agences en centre-ville (VéloCité, Rouelib, Locavelo), mais aussi accueils vélo labellisés sur l’itinéraire.
Bon à savoir : il existe une “Conciergerie Loire à Vélo” à Tours, qui propose consigne à bagages, atelier minute et informations touristiques (au niveau du 78 rue Bernard Palissy).
Longer la Loire à vélo, ce n’est pas seulement accumuler des kilomètres ou faire défiler les châteaux. C’est aussi s’offrir, selon l’heure et la saison, des cadeaux visuels uniques :
L’un des meilleurs points de vue : la terrasse haut perchée du Belvédère de Saint-Michel-sur-Loire, facilement accessible depuis Langeais, offre un panorama époustouflant sur la vallée et ses méandres (entrée libre, accessible vélo).
Cheminer au fil de la Loire à vélo depuis Tours, c’est réinventer le voyage : chaque coup de pédale tisse le paysage, relie le passé et le présent, donne accès à des villages d’exception, à l’histoire vivante, à des rencontres improbables. Tourangeaux ou visiteurs de passage, prenez le temps de flâner, d’écouter les oiseaux, de humer le vent sur les quais, d’oser la digression hors des grands axes. Car la Loire, loin d’être une simple ligne d’eau, se savoure surtout « à hauteur de guidon » : inattendue, généreuse et éminemment libre.